Ces choix que l'on ne fait pas...

Publié le par Marinou Bichette

Ces choix que l'on ne fait pas...

Il y a, tout au long de notre vie, des choix à faire. Certains sont parfois évidents, d'autres nous demandent réflexion, certains sont faits avec appréhension, d'autres sont à risques. Et il y a ceux que la vie nous impose, ceux qu'on ne peut éviter. Ceux qu'on aurait fait différemment si on nous avait demandé notre avis, ceux pour lesquels on n'aurait même pas réfléchi pour faire autrement.

Une fois encore, dans notre vie de couple, dans notre vie de parents, nous devons nous soumettre à ce choix que la nature a fait pour nous.

Nous avions déjà dû traverser cette étape pour Coquillette, nous allons nous y soumettre une seconde fois pour Mafaldine.

Ce choix qu'aucun parent ne ferait, auquel nous sommes tous contraints un jour ou l'autre: faire face à la maladie. Quelle que soit sa forme, le moment où elle vient s'inviter dans notre vie, nous aimerions faire autrement, nous aimerions avoir le choix, lui ouvrir la porte et lui répondre "non merci, je ne suis pas intéressée". Mais trop tard, cette garce s'est déjà faufilée sous vos pieds pour vous les coller bien au sol et vous apprendre la dure réalité de notre condition humaine.

Une fois de plus, nous allons nous tenir la main, cette fois ci à 3, pour l'arrivée du Number 4 de notre tribu. Il n'existe aucun mot pour s'exprimer, aucune phrase de réconfort qui nous aide vraiment, aucune explication qui puisse nous faire avancer. Notre seule chance sera d'être là, de nous oublier encore un temps pour ne penser qu'à elleS, de ne faire que pour elleS. Pour que la première ne soit pas oubliée, ni abandonnée, et pour que la deuxième soit suffisamment soutenue, épaulée pour avoir toutes ses chances, pour s'en sortir le plus vite possible.

Je n'aurai pas choisi de vivre ma vie de maman comme ça, j'aurai voulu allaiter, avoir des nuits en suspension juste pour des câlins et des tétées et non pour allumer ou éteindre des machines. J'aurai choisi d'être fière d'offrir des enfants en bonne santé à mon chéri de mari, j'aurai choisi de ne pas entendre que je suis "courageuse" mais que je suis juste comme toutes les autres.

J'aurai choisi de rester insouciante, loin de la maladie, de ce qu'elle nous inflige, de ce coté terre-à-terre qu'elle nous oblige à acquérir.

La seule chose dans cette histoire que nous choisissons, c'est d'y faire face, de tourner le dos au malheur qui nous nargue, juste pour lui dire: tu vois, on a choisi de te dire d'aller te faire voir, que tu ne nous aurais pas. Ni nous à 2, ni nous à 4.

Et dans quelques semaines, ce choix nous allons y faire face, et même avec notre expérience déjà vécue, il va juste nous exploser en pleine tête...

Publié dans C'est qui ça

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Manou 25/04/2016 23:06

L'échéance approche, provoquant interrogations et réflexions, mais ne te laisse pas submerger. Dans peu de temps Princesse N°2 paraîtra et trouvera sa place dans le foyer, entourée d'amour et de soins prodigués par une Maman aimante, sans oublier le soutien du Papa . Nous savons que les premiers mois seront difficiles, alors courage les enfants. Vous avez notre soutien pour ce nouveau cap difficile.Gros gros bisous de nous deux

papounet 25/04/2016 09:54

La vie n'est pas toujours un long fleuve tranquille, c'est même rarement le cas. Dame nature se chargeant de nous le rappeler régulièrement. Nous ne choisissons pas notre génétique, elle nous est imposée. En revanche il est tout à fait possible d'adapter nos capacités d'analyse et de résilience face à des situations que la comparaison avec d'autres problèmes permet de relativiser, notamment à long terme. Toute la difficulté est d'arriver à penser à ce que j'ai ou j'aurai, et non pas à ce que je n'ai pas ou n'aurai pas. Il ne faut pas se laisser gagner par le côté obscur de la pensée, mais regarder un peu plus loin, il y a sûrement de la lumière, d'ailleurs j'en vois moi, d'ici...